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Recycla: Le reportage vidéo!

août 19, 2009 | Comments Off | Entreprises, Vidéos

Fondée en 2003 à Santiago de Chile, Recycla est une entreprise spécialisée dans le recyclage des E-wastes (ordinateurs, imprimantes, téléphones portables,…). Ayant depuis toujours eu la volonté d’unir le monde du business et du social, son fondateur, Fernando Nilo fut le premier à traiter cette problématique en Amérique du Sud créant de ce fait une nouvelle industrie au Chili. En travaillant avec d’anciens prisonniers, Recycla favorise leur réinsertion social tout en adressant des solutions à la problématique des déchets électroniques dont les substances polluent considérablement la planète.

Pour plus d’info, lisez le profil de Recycla


Fair Street - Recycla from Angalio Productions on Vimeo.

Le dernier reportage de notre périple latino se déroule à Santiago de Chile. Après plus d’un mois passé en Bolivie et au Pérou, le changement de paysage nous surprend dès notre arrivée au Chili tant le niveau de développement de sa capitale est incomparable avec les 2 pays traversés précédemment. Nous sommes par ailleurs très vite séduits par cette capitale dont l’architecture alterne histoire et modernité.

Nous sommes à Santiago afin d’y rencontrer Fernando Nilo, fondateur de Recycla, une entreprise sociale spécialisée dans le recyclage des « E-wastes ». Recycla est la première entreprise que nous avons contactée dans le cadre du projet Fair Street tant son modèle nous a tout de suite intéressés.

Problématiques :

E-waste : La croissance rapide des technologies engendre chaque année environ 35 millions de tonnes de déchets électroniques (si tous ces déchets étaient mis sur un train, la longueur du train ferait le tour de la terre). Ce chiffre va continuer à croître alors que les pays en voie de développement devraient tripler leur production d’E-wastes dans les 5 prochaines années. Si les déchets électroniques (ordinateurs, imprimantes, téléphones portables,…) représentent seulement 2% des déchets produits sur le continent américain, ils génèrent pourtant 70% des déchets toxiques en terme d’impact environnemental. Ces appareils contiennent en effet des substances telles que le plomb, le mercure, le béryllium,… qui menacent l’environnement si elles ne sont pas traitées adéquatement.

Réinsertion sociale : Les prisonniers qui arrivent au terme de leur condamnation éprouvent de grandes difficultés à retrouver un emploi et à se réinsérer dans la société. 60% des détenus sortants déclarent ne pas avoir d’emploi et possèdent en moyenne 130€ lorsqu’ils sortent de prison. Ces personnes libérées n’ont donc souvent donc pas d’autres choix que de faire appel aux organismes d’aide et d’emploi et continuent de ce fait à vivre en marge de la société, ce qui amenuise leurs possibilités de réinsertion et de réhabilitation.

Contexte :

Malgré les fortes disparités qui existent entre les riches et les pauvres, le Chili est le pays d’Amérique latine qui possède le PIB par habitant le plus élevé (9.600$ en 2007). Favorisée par la stabilité économique du pays et par l’amélioration du niveau de vie, la demande d’appareils électroniques a explosé au cours des dernières années. Aujourd’hui, alors que la population totale du Chili est de 16,5 millions d’habitants, 16 millions de téléphones portables sont en circulation. De ce fait, le Chili génère chaque année l’équivalent en déchets d’un grand stade de football rempli, pour lesquels aucune mesure concrète n’est prise par le gouvernement.

L’initiative :

Fondée en 2003 par Fernando Nilo, Recycla fut la première entreprise à recycler les déchets électroniques en Amérique du Sud, créant par la même occasion une toute nouvelle industrie au Chili. Recycla collabore avec un nombre croissant de grandes entreprises dont elle traite les déchets électroniques (HP, Epson,…).

Pratiquement, Recycla récolte les déchets électroniques de ces entreprises de manière régulière. Les déchets sont ensuite acheminés jusqu’à leur centre de recyclage situé dans les faubourgs de Santiago où des ouvriers de Recycla démontent les différents appareils et en séparent les composants. Ces composants sont par la suite recyclés ou traités ; le plastique est recyclé dans une centrale de recyclage avoisinante, les différentes substances nocives contenues dans les appareils sont isolées méticuleusement pour être envoyées dans une centrale de traitement et de récupération. Enfin, les métaux constituant les cartes, puces ou disques durs sont acheminés par containers chez Umicore en Belgique où ils sont fondus pour être réutilisés sous une autre forme.

Les deux sources de revenu principales de Recycla proviennent d’une part des entreprises qui les payent pour venir récolter et traiter leurs déchets et d’autre part, des entreprises qui rachètent les matières qu’ils revendent (plastiques et métaux principalement). Les métaux sont tous envoyés chez Umicore en Belgique qui est en fait quasiment le seul client de Fernando. Les métaux constituant la source de revenu principale de Recycla, cette collaboration avec Umicore est essentielle pour l’entreprise.

En plus de recycler les déchets électroniques, Fernando veut également « recycler des personnes ». Alors que les programmes de réinsertion des détenus au Chili sont hautement déficients, Recycla n’hésite pas à engager des détenus en semi liberté ou des anciens prisonniers récemment sortis de prison afin de leur offrir une seconde chance.

Les prisonniers qui se trouvent encore en prison mais qui ont une bonne conduite ont ainsi la possibilité de quitter le pénitencier durant la journée pour se rendre à l’usine Recycla. En plus de faciliter leur réinsertion sociale, ceux-ci reçoivent un salaire et peuvent donc continuer à subvenir aux besoins de leurs familles. Pour les anciens détenus, il s’agit d’une opportunité exceptionnelle de reconstruire leur vie dans un environnement où ils ne sont pas jugés pour leurs méfaits antérieurs.

Le modèle de Recycla est une référence en terme d’entrepreneuriat social. Fernando Nilo, après avoir identifié une problématique, a réussi à trouver une réponse efficace et à développer une nouvelle industrie. Cette jeune entreprise a déjà des perspectives de croissance très intéressantes sur le continent Sud Américain où le potentiel de développement est gigantesque.

L’entrepreneur :

Fernando Nilo a commencé sa carrière en tant qu’auditeur dans une entreprise multinationale. Possédant depuis sa jeune enfance la fibre sociale, il perçoit un clivage entre le monde du business et le monde social. Convaincu qu’il est possible de supprimer cette séparation, il décide alors de créer Recycla, une entreprise parfaitement rentable avec un impact social considérable.

Le personnage en lui-même incarne parfaitement cette alliance entre business et social ; jamais loin de son Blackberry et excellent homme d’affaire, Fernando n’en est pas moins doté de fortes considérations sociales et attache une importance considérable au bien-être de ses employés.

Son modèle lui a valu de nombreuses reconnaissances ; entrepreneur Schwab, il a été invité 3 fois au Forum Economique Mondial de Davos et a eu l’occasion, à plusieurs reprises, de témoigner son expérience dans les plus grandes universités américaines.

Impact social :

Recycla est une entreprise compétitive et rentable qui possède un triple impact sur la société : environnemental, social et éducatif.

En traitant les déchets électroniques, Recycla réduit considérablement la pression exercée par l’humain sur l’environnement. Recycla recycle à l’heure actuelle 10% des déchets électroniques au Chili et souhaite être en mesure de faire passer ce chiffre à 50% à moyen terme. En créant Recycla, Fernando Nilo a créé une nouvelle industrie en Amérique du Sud dont le potentiel de croissance est à présent très important tant les possibilités pour répliquer le modèle sont élevées.

D’un point de vue social, Recycla offre une seconde chance à des détenus et favorise donc leur réinsertion dans la société. Sur les 25 employés de Recycla, 10 sont d’anciens détenus ou effectuent actuellement leur peine de prison tout en travaillant chez Recycla durant la journée. Depuis la création de l’entreprise en 2003, 27 détenus y ont déjà travaillé.

Enfin, convaincu de l’importance de l’éducation pour résoudre les problèmes sociaux, Fernando travaille avec différentes écoles de commerce américaines afin de mettre sur pied des programmes d’études relatifs à la problématique du recyclage et de répandre le concept de l’entrepreneuriat social.

Impact financier :

Lorsqu’il décide de lancer Recycla en 2003, Fernando Nilo recherche un partenaire financier pouvant l’aider à concrétiser son business plan. Ni le secteur bancaire traditionnel, ni le gouvernement ne croient en son idée car ils ne voient pas comment une telle entreprise pourrait être rentable sur le long terme. Convaincu de son idée, Fernando décide de persévérer et se met en contact avec Octantis, un incubateur qui aide les « start-up » à se professionnaliser et à entrer en contact avec des investisseurs.

Le premier défi financier de Recycla fut sa première levée de fonds d’un montant de 50.000$ , capital de départ nécessaire pour lui permettre de lancer son activité. Après avoir établi une stratégie et des prévisions à long terme avec Octantis, Fernando reçoit un subside d’Innova Chile, un fonds gouvernemental qui a pour but de soutenir des initiatives prometteuses. Avec les 50.000$ reçus, Recycla prit forme. Comme nous avons pu le constater, le business model innovateur de l’entreprise tint ses promesses. Après seulement 3 ans, Recycla était rentable et elle génère aujourd’hui un chiffre d’affaire annuel de 3.000.000$. Les perspectives de croissance sont impressionnantes et les objectifs d’expansion (passer de 10% de parts de marché au Chili à 50% à moyen terme et d’exporter le modèle dans d’autres pays d’Amérique latine) apparaissent tout à fait réalisables.

Aujourd’hui, après avoir fait ses preuves, Fernando a réussi à créer une relation de confiance entre Recycla et le secteur bancaire; Recycla collabore avec des banques traditionnelles telles que Banco Chile ou Santander qui lui octroient des prêts lui permettant de financer ses besoins en fonds de roulement.

Fernando Nilo est à présent à la tête d’une entreprise influente, capable de changer les mentalités. Si vous lui demandez quelles ont été les clés du succès et quelle est sa philosophie, il vous répondra que Recycla était avant tout un rêve pour lui, qu’il a réussi à réaliser à force de conviction et de détermination.

Pour plus d’info, visitez www.recycla.cl

Ciudad Saludable: Le reportage vidéo!

juillet 25, 2009 | Comments Off | Entreprises, Vidéos

Ciudad Saludable (Ville Saine) est une ONG qui favorise le développement de micro-entreprises récoltant et recyclant les déchets au Pérou. Créé par Albina Ruiz, Ciudad Saludable regroupe des « recicladores » de manière formelle en les organisant au sein de micro-entreprises. Ceci permet de fournir du travail à plus de 150 personnes en accordant une grande importance à l’auto-estime et à la dignité des travailleurs. En plus de former les micro-entrepreneurs, Ciudad Saludable leur fournit un soutien technique, légal et également financier grâce à un système innovant de microfinance. Face au succès de son modèle, Albina envisage actuellement de le répliquer dans d’autres pays tels que l’Inde.

Pour plus d’info, lisez le profil de Ciudad Saludable


Fair Street - Ciudad Saludable from Angalio Productions on Vimeo.

Notre reportage péruvien se déroule à Lima où nous rencontrons Albina Ruiz, la fondatrice et gérante de Ciudad Saludable. L’interview avec Albina se déroule dans un climat très décontracté et est déjà une expérience en soit, tant Albina nous impressionne par son dynamisme, sa bonne humeur et sa vision optimiste du futur. Suite à cette rencontre, nous nous rendons à « El Pino », un des quartiers les plus défavorisé de Lima. Nous y observons le travail des micro-entrepreneurs qui, munis de leur tricycle à moteur, sillonnent la colline afin de procéder à la collecte des déchets. L’impact du travail de Ciudad Saludable est frappant: malgré la pauverté évidente et les habitations de fortunes,  nous visitons un quartier propre et parsemé de zones vertes dans lequel il est agréable de circuler.

Problématique & Contexte:

Au Pérou, la gestion des déchets est un problème majeur. Les fonds débloqués par les différents gouvernements à cet effet sont insuffisants et sont principalement concentrés sur les quartiers les plus riches. L’explosion démographique des villes principales du pays a également contribué à l’aggravation du phénomène. Les ménages à eux seuls produisent chaque jour plus de 20.000 tonnes de déchets. Parmis ces déchets, seulement 60% sont récoltés et 35% traités de manière adéquate. Dans les quartiers pauvres où des associations privées n’interviennent pas, certaines rues ressemblent dès lors à des décharges à ciel ouvert. L’air y est alors difficilement respirable, sans parler de l’impact de ces déchets sur l’hygiène et la santé des communautés.

Ce manque d’efficacité des services publics dans les quartiers défavorisés est principalement dû au manque d’intégration des populations les plus pauvres au sein du système légal et à l’incapacité du gouvernement à s’adapter à la situation. Souvent sans adresse déclarée et sans documents d’identité valables, l’Etat n’a alors pas l’opportunité d’exercer un contrôle sur ces contribuables et pense de plus que les pauvres ne sont pas en mesure de payer un service de récollection. Ces communautés se retrouvant dans une situation de «passagers clandestins», les municipalités n’ont pas suffisamment de moyens pour couvrir tous les quartiers et les déchets excédentaires s’accumulent alors rapidement dans différents endroits du quartier.

Les matières regroupées dans ces décharges en plein air représentent néanmoins une source de revenus pour les personnes les plus pauvres. Celles-ci, en s’improvisant « recicladores » (terme péruvien désignant une personne qui « fait les poubelles ») parcourent ces quartiers à la recherche de plastique ou de carton qu’ils peuvent revendre ensuite pour un faible revenu (+- 2$ par jour) à un intermédiaire qui fournira ces matières à une centrale de recyclage ou à une entreprise les utilisant comme matière première. Ces « recicladores » travaillent dans de très mauvaises conditions, sans gants, masques ou pantalons de protection. De plus, les « recicladores » sont régulièrement persécutés par les polices locales qui n’acceptent pas leur activité. Enfin, alors qu’ils travaillent seuls la nuit, les « recicladores » sont régulièrement victimes de la violence des bandes locales.

L’initiative:

Ciudad Saludable (Ville Saine) est une ONG qui favorise le développement de micro-entreprises récoltant et recyclant les déchets au Pérou. Ciudad Saludable regroupe des « recicladores » de manière formelle en les organisant au sein de micro-entreprises. Pratiquement, Ciudad Saludable leur fournit de l’aide pour les démarches légales qu’impliquent la création d’entreprise, un soutien logistique et les aide à financer le matériel nécessaire à leur activité en leur donnant accès au microcrédit à des conditions très avantageuses. Ce modèle relativement simple a révolutionné la gestion des déchets au Pérou et amélioré les conditions de vie millions de personnes défavorisées.

L’organisation des « recicladores » possède différents avantages : tout d’abord, en regroupant les fruits du travail de différents « recicladores », ils rassemblent une plus grande quantité de déchets qui peuvent alors directement être revendus à des entreprises de recyclage sans utiliser d’intermédiaires leur permettant d’obtenir un prix bien plus intéressant. Cet effet de quantité est encore accentué par l’aide que Ciudad Saludable apporte à ses « recicladores » afin qu’ils utilisent du matériel permettant d’accroître leur productivité. Ciudad Saludable encourage ses « recicladores » à s’équiper de camions, motos… permettant de récolter les déchets de manière plus efficace.

Ensuite, en fournissant un équipement adéquat (casque, gants, bleu de travail) à ses « recicladores », Ciudad Saludable leur permet de récolter les déchets dans de meilleures conditions d’hygiène et de sécurité et leur permet d’exercer ce travail dans une plus grande dignité. Ciudad Saludable accorde une grande importance à l’auto-estime et à la dignité des travailleurs. C’est pourquoi, ceux-ci doivent se procurer le matériel de travail adéquat qu’ils peuvent acheter grâce à un système de microcrédits développé collaboration avec la Scotia Bank. Ils ne sont donc pas assistés mais s’achètent eux-mêmes les outils leur permettant d’améliorer leur condition.

Sur le terrain, les micro-entreprises récoltent les déchets dans les maisons ayant accepté de cotiser pour les services de Ciudad Saludable. Le coût de la cotisation est de 4 soles (1€) par mois.. Afin que les personnes vivant dans les quartiers défavorisés acceptent de contribuer, Ciudad Saludable effectue un travail de sensibilisation important en insistant l’intérêt de la collection des déchets et l’impact positif qu’un quartier propre a sur la santé des enfants. Ciudad Saludable récompense les payeurs réguliers notamment  en plant des arbres aux abords de leurs maisons afin de rendre leurs quartiers plus agréables. Aujourd’hui, le taux de paiement dans les quartiers où Ciudad Saludable est actif dépasse les 60% et ce nombre est en constante augmentation.

La création et l’assistance des micro-entreprises est le programme principal de Ciudad Saludable. Cependant, Ciudad Saludable possède également d’autres secteurs d’activité : ils offrent des services de conseil à différentes villes péruviennes afin de les aider à améliorer leur gestion des déchets. Ciudad Saludable a également créé un programme innovant permettant de produire du gaz pour les familles n’ayant pas accès à l’électricité à partir d’excréments de porcs qui se nourrissent de déchets alimentaires.

Enfin, Ciudad Saludable a développé un master en gestion environnementale en collaboration avec « l’universidad Catolica » à Lima. Albina Ruiz et certains de ses collaborateurs y donnent différents cours afin de généraliser les solutions de gestion des déchets.

A moyen terme, l’objectif d’Albina Ruiz est de répliquer son modèle de micro-entreprises dans toutes les villes du Pérou et dans différents Etats d’Amérique du Sud. Profondément marquée par un récent voyage en Inde, Albina Ruiz a également comme priorité et ambition d’adapter son modèle à ce pays.

L’entrepreneur:

Albina Ruiz, fondatrice de Ciudad Saludable, a grandi dans la jungle péruvienne. A 18 ans, lorsqu’elle se rend à Lima afin d’y poursuivre ses études universitaires, elle est profondément choquée par la quantité de déchets ornant les rues et la pollution ambiante. Elle décide alors de combattre ce fléau et lance au sein de l’université des campagnes de nettoyage. A la fin de ses études d’ingénieur industriel, elle consacre son mémoire à la création de micro-entreprises et à la gestion environnementale dans les quartiers pauvres de Lima. Ce mémoire, suscitera beaucoup d’enthousiasme au sein du corps académique et elle décide alors de mettre la théorie en pratique en créant Ciudad Saludable. Son modèle et ses innovations ont été maintes fois reconnus et récompensés ; Albina a été élue « Schwab Social Entrepreneur of the World Economic Forum », elle a reçu le « Skoll Award for Social Entrepreneurship » et elle est également fellow d’Ashoka.

Impact social:

Les 13 micro-entreprises lancées par Ciudad Saludable emploient aujourd’hui 150 personnes. En collectant les déchets et en favorisant l’adoption de comportements respectueux de l’environnement, ces différentes microentreprises ont à ce jour amélioré les conditions de vie de 4 millions de personnes.

Ciudad Saludable opère dans 60 municipalités du Pérou, permettant de ramasser et de trier 100% des déchets dans les quartiers où les micro-entreprises sont présentes.

Le travail de Ciudad Saludable a une influence considérable sur le gouvernement péruvien. L’entreprise à collaboré à la formulation de la Loi Générale sur les Déchets Solides et à sa réglementation. Il s’agit d’une qualité essentielle chez les entrepreneurs sociaux qui cherchent à changer les mentalités et générer des progrès durables.

Grâce au Master de gestion environnementale, plus de 5000 étudiants ont déjà obtenu leur maîtrise dans le domaine et possèdent à leur tour les compétences pour être les acteurs du changement environnemental initié par Albina Ruiz.

Impact financier:

Les micro-entreprises sont gérées par des personnes défavorisées vivant dans les quartiers où elles opèrent. Ces personnes n’ont généralement pas accès aux crédits des banques classiques et sont alors dans l’impossibilité de financer l’achat de matériel supplémentaire.

Pour remédier à ce problème et leur donner accès au capital, Ciudad Saludable a développé un programme de microcrédit avec la banque canadienne Scotia Bank. Les taux d’intérêt pratiqués par les institutions de microcrédit oscillent habituellement entre 30 et 40% annuellement, ce qui paraissait trop élevé aux yeux d’Albina Ruiz. Elle a donc créé un fonds spécial pour lequel Ciudad Saludable se porte garant grâce à une garantie de 30.000 euro déposée à la Scotia Bank. Ayant la garantie d’être remboursée et n’ayant pas à assurer le suivi des prêts, Scotia Bank peut se permettre d’offrir des crédits à un taux de 12% annuel, nettement inférieur aux pratiques courantes.

Dans son processus de développement, Ciudad Saludable a obtenu, en 2006, 615 000 dollars de la part de la Skoll Foundation après avoir reçu le « Skoll Award for Social Entrepreneurship » récompensant la qualité des innovations d’Albina. Ce don a permis à Ciudad Saludable de donner de l’ampleur à ses actions. Entre autres, cela leur a donné la possibilité d’améliorer la qualité de leur soutien aux micro-entreprises et d’accélérer son processus d’expansion aux différents pays d’Amérique du Sud.

Ciudad Saludable, en développant un système innovant qui intègre des composantes complémentaires telles que la microfinance et la formation universitaire a relevé le défi de créer une “Ville Saine”. En s’entourant d’un management compétant et optimiste, Albina Ruiz souhaite continuer d’étendre son impact au Pérou et d’exporter son modèle à l’étranger.

E+Co a soutenu Sobre la Roca en 2005 au travers d’un prêt de $20,000 remboursable en trois ans. Cet apport financier a été essentiel dans le développement de l’entreprise qui a ensuite vu ses ventes croître de 300%.

Créé il y a 15 ans, E+Co est un fond d’investissement social américain qui soutient exclusivement des entrepreneurs actifs dans les énergies renouvelables dans les pays en voie de développement. E+CO part du constat qu’il existe une demande pour des énergies vertes à des prix abordables dans ces pays et que cette demande peut être satisfaite par les entrepreneurs locaux.

Aujourd’hui, E+Co investit dans plus de 200 entreprises. Sur un total de 28,8 millions de dollars, 88% des investissements d’E+Co sont sous forme de dette, les 12% restant étant sous forme capital. Les investissements d’E+Co oscillent entre $20,000 et $1,000,000.

La majorité de ces investissements se situe en Afrique et en Amérique du Sud. D’un point de vue technologique, l’énergie solaire constitue la cible majeure des investissements en accaparant 32% de leur total.

En ce qui concerne la stratégie d’investissement, E+Co investit de manière très rigoureuse et sur base des critères suivants:

1) L’initiative doit être bien structurée et menée par des gens compétents.

2) L’initiative doit être active dans la production d’énergie, utiliser ou financer des énergies abordables, fiables qui améliorent la performance énergétique des communautés.

3) L’initiative doit offrir un impact social et environnemental positif tout en étant compétitive par rapport aux alternatives existantes.

4) L’initiative doit avoir la capacité de s’autosuffire financièrement et avoir un potentiel de croissance.

L’évaluation de la performance des investissements constitue un élément central de la stratégie d’E+Co. Pour ce faire, E+Co a développé 34 indicateurs sociaux, environnementaux et financiers. Pratiquement, les données sur la performance des différents investissements sont collectées deux fois par an et sont intégrées dans un “tableau d’impact”, qui permet d’évaluer la performance globale de l’entreprise.

Depuis sa création, E+Co a permis à 4,8 millions de personnes d’utiliser des énergies propres. E+Co a également permis la plantation de 335,000 arbres ainsi qu’une réduction des émissions de CO2 à hauteur de 4,6 millions de tonnes. Au total, toutes ces actions ont permis d’économiser 11,2 millions de dollars.

Pour plus d’info, visitez www.eandco.net

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Sobre la Roca: La cuisine solaire

juin 12, 2009 | Comments Off | Entreprises

Notre premier reportage sur le sol bolivien se déroule à Cochabamba. Celui-ci a lieu plus tôt que prévu. Nous avons en effet dû changer notre itinéraire et rapidement nous rendre en Bolivie pour rencontrer Ruth Saavedra avant qu’elle ne se rende en voyage durant un mois. Cette interview fut extraordinaire: en plus d’interviewer Ruth, nous avons eu l’occasion d’assister à une démonstration du produit dans les campagnes reculées de Bolivie. Après 3 heures de trajet sur des chemins de terre, nous avons rejoint une communauté de mineurs où nous avons pu découvrir les nombreux avantages du four solaire.

Problématiques:

L’environnement: Les familles vivant en zones rurales n’ont souvent pas la chance de disposer d’un accès au gaz ou à l’électricité et se voient donc dans l’obligation d’utiliser le bois pour cuisiner. L’UNICEF estime que 80% de l’usage de bois dans les pays en développement sert à cuisiner, ce qui représente en moyenne 100 kg de bois par mois par famille. Cet usage intensif du bois, en plus d’émettre des gaz nocifs tels que le CO2, participe considérablement à la déforestation dans ces pays (10% de la déforestation pourrait être évité grâce à l’utilisation des fours solaires).

Émancipation de la femme: Cuisiner, cet acte indispensable et quotidien dans toutes les familles peut fortement compliquer la vie de la femme si celle-ci ne dispose pas d’une technologie appropriée. En effet, les femmes vivant dans des régions reculées se voient souvent dans l’obligation de marcher plusieurs heures par jour afin de ramener du bois. Cette tâche ardue les empêche de travailler et donc de participer à la vie économique et sociale.

Contexte:

En Bolivie, 40% de la population vit dans des zones rurales parfois très isolées et souffre donc d’un manque cruel de ressources énergétiques. L’accès aux technologies étant très limité, ces personnes à la base de la pyramide économique et sociale sont souvent forcées d’utiliser des techniques de cuisson très rudimentaires. L’altiplano bolivien, où se concentre l’activité de Sobre la Roca, bénéficie d’un climat propice à l’utilisation des énergies solaires ; il est situé à plus de 3000 mètres d’altitudes et jouit d’environ 300 jours de soleil par an.

L’entreprise:

Basée à Cochabamba en Bolivie, Sobre la Roca est une entreprise qui a été fondée en 1997 afin de fabriquer et distribuer des fours solaires aux paysans boliviens vivant principalement en zones rurales. Le four solaire est une petite caisse thermique, munie de miroirs qui projettent les rayons solaires à l’intérieur de la caisse. L’isolation du four permet de conserver la chaleur à l’intérieur lui permettant d’atteindre une température de 150° et donc, de cuire aisément toutes sortes d’aliments. Ce système innovant est très simple à construire et autorise Sobre La Roca à le vendre au prix abordable de 50 euros.

Sobre la Roca a également développé des activités complémentaires. Elle lance des campagnes de sensibilisation pour l’environnement et offre des formations ayant pour but de permettre une utilisation efficace du four solaire et d’améliorer les habitudes alimentaires des familles boliviennes. L’entreprise est en pleine phase d’expansion ; si Sobre la Roca a déjà vendu 5000 fours et éduqué plus de 2400 femmes, l’entreprise devrait atteindre le chiffre de 10.000 fours vendus en 2009.

L’entrepreneur:

Ruth Saaverda de Whitfield est un entrepreneur social bolivien vivant à Cochabamba. Elle a fondé Sobre la Roca il y a 12 ans. Dotée de fortes convictions environnementales et persuadée des perspectives d’avenir du four solaire, Ruth a entièrement dédié sa vie au développement de son entreprise. Les débuts de Sobre la Roca furent difficiles : Ruth n’a pas hésité à voyager dans les régions les plus reculées de Bolivie et à s’intégrer dans les communautés de paysans pour promouvoir son produit. En 2004, Lorsque l’entreprise est au bord de la faillite, Ruth et son mari ont consenti de nombreux sacrifices allant jusqu’à vendre leurs objets de mariage pour permettre à Sobre la Roca de survivre…

Impact social:

L’utilisation du four solaire contribue au développement environnemental, social, sanitaire et économique des populations rurales de Bolivie. Le four solaire favorise tout d’abord la protection de la nature. 500 cuisines solaires permettent de sauver 5500 hectares de forêt par an sans émettre la moindre émission de CO2. Ensuite, le temps que les femmes économisent en utilisant le four solaire les aide à s’émanciper économiquement et socialement. Elles peuvent en effet s’adonner à d’autres activités plutôt que de passer des heures à récolter du bois et à surveiller la cuisson de leurs plats. Enfin, cuisiner à l’aide de l’énergie solaire possède des vertus nutritives ; ce mode de cuisson permet de retenir plus de vitamines dans les aliments ce qui leur confère une valeur nutritive plus élevée.

Au-delà du produit, Sobre la Roca cherche également à avoir un impact social tout au long de la chaîne de production. Les éléments de base des fours solaires sont construits dans une prison de Cochabamba afin de favoriser la réinsertion sociale des prisonniers.

Impact financier:

Soutien d’E+CO: Ruth Saavedra a fondé Sobre la Roca avec ses fonds propres. Sa stratégie de départ était d’offrir aux paysans une dizaine de cuisines solaires afin de mesurer l’impact du produit et d’en faire la promotion. Elle a par la suite développé l’entreprise par financement interne ; les revenus générés par la vente des cuisines lui ont permis de croître mais à un rythme assez réduit. En 7 ans, Sobre la Roca a vendu 2500 cuisines. Au terme de ces 7 années, la situation financière de l’entreprise n’était plus tenable car elle devait renouveler ses infrastructures et ne disposait pas des capitaux nécessaires pour cela. Le fonds d’investissement américain « E+Co », convaincu du potentiel de Sobre la Roca et des énergies solaires, leur a octroyé un crédit de 20.000$ remboursable en 3 ans. Ce prêt a permis à Sobre la Roca d’augmenter ses capacités de production et de toucher un plus grand nombre de personnes. Le prêt a eu un impact déterminant: la production a augmenté de 300% et Sobre la Roca s’est convertie en une petite entreprise possédant ses propres infrastructures.

Utilisation de la microfinance: Le prix du four solaire est de 50 euros. Bien qu’abordable, ce montant reste parfois difficilement accessible pour les personnes à “la Base de la Pyramide”. Pour remédier à cela, Sobre la Roca, avec l’aide d’E+CO, a créé un fond qui lui permet d’octroyer des prêts de microcredit. Afin d’élargir son marché, Sobre la Roca est en train de créer une alliance stratégique avec l’institution de microfinance FIE qui, en profitant de son large réseau d’agences permettra l’accès au capital à un plus grand nombre de personnes et facilitera donc la distribution des fours solaires.


Sources :

Entretien réalisé avec Ruth Saavedra de Whitfield, fondateur de Sobre la Roca

www.solarcooking.org

www.adesolaire.org

www.eandco.net


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Notre itinéraire bolivien s’est soudainement modifié lorsque d’un bar wifi de Salta (en Argentine), nous décidons d’appeler Ruth Saavedra notre 4ème entrepreneur…  N’ayant plus de nouvelles de Ruth depuis plusieurs semaines, nous voulons nous assurer que notre visite est toujours d’actualité ! Lors d’un skype presque incompréhensible, nous parvenons tout de même à entendre: «me voy de viaje durante un mes en una semana » (je pars en voyage pendant un mois la semaine prochaine) ! La visite était initialement prévue 3 semaines plus tard, c’est-à-dire en plein milieu de son voyage…

Nous raccrochons assez anxieux… Les imprévus de voyage arrivent fréquemment mais nous ne voulons en aucun cas manquer la visite de cet entrepreneur !

Nous passons 15 minutes à discuter des différentes solutions. Ruth nous dit qu’elle part dimanche matin mais elle accepte de nous recevoir le vendredi. En faisant Tilcara-Cochabamba d’une traite et sans imprévu de voyage, on se rend compte que nous pouvons arriver le jeudi soir. Le timing est serré mais possible ! Le rendez-vous est donc fixé à vendredi matin 7h30 ; nous ne pouvons pas rater la moindre connexion de train et bus !

Vendredi matin 7h30, nous arrivons aux bureaux de Sobre la Roca, Ruth et Gerardo nous attendent dans leur 4×4 pour nous emmener présenter leur produit très particulier à une communauté de mineurs vivant dans les campagnes à 3 heures de Cochabamba….

A l’arrière du 4×4, nous réalisons à quel point ce projet nous permet de découvrir non seulement le travail des entrepreneurs sociaux mais également les réalités et les merveilles des pays que nous traversons… Ce trajet « hors des sentiers battus » nous emmène au cœur de la Bolivie réelle ! Pendant 2 heures, sur un chemin de terre, nous traversons des villages reculés et de somptueuses vallées arides où seules quelques cultures au bord de la rivière permettent aux habitants de s’auto-subvenir.

Finalement, grâce à de vagues indications de paysans, nous arrivons à notre destination : « el centro 4 rincones » (le centre des 4 coins). Il s’agit d’une coopérative de mineurs et paysans de la région qui se réunissent une fois par mois pour discuter de problématiques telles que la gestion des eaux, des terres, etc.  Aujourd’hui, l’un des thèmes de leur réunion sera l’éventuel achat du produit que l’équipe de Ruth est venue présenter.

Participer à cette réunion est une expérience mémorable… Dans un petit local, ils sont une 50aine de boliviens à débattre en quechua (langue natal des boliviens de la région de « l’altiplano ») des différents thèmes de la communauté, finalement à la fin de la réunion, le vote se fait à main levée.

Au terme d’un déjeuner dont nous nous souviendrons toute notre vie (vous découvrirez les raisons dans le profil de Sobre la Roca) nous reprenons la route à sens inverse pour retourner à Cochabamba où nous assistons à un discours inattendu du Président Evo Morales.

Nous resterons au total une semaine à Cochabamba, où nous rencontrerons également la 5ème entreprise… Cette ville aux multiples visages nous étonne par ses nombreux contrastes ; les places coloniales nous rappellent l’occupation espagnole tandis qu’autour se mélangent quartiers modernes et marchés typiques boliviens.

Suite à cette semaine intense, nous reprenons la route vers le sud de la Bolivie afin de nous rendre à Uyuni… Cochabamba-Oruro-Uyuni, voici l’itinéraire du jour ! L’essentiel est de ne pas rater le train Oruro-Uyuni car les départs se font une fois tous les 2 jours…

Cependant, face aux magnifiques vallées de « l’altiplano » ou aux troupeaux de lamas nous ne résistons pas à l’envie de nous arrêter pour immortaliser ces moments et réalisons qu’il devient de plus en plus difficile d’arriver à Oruro à 15h30 pour prendre notre train.

Nous arrivons aux guichets à 15h31 ! Le train est toujours là mais… démarre déjà ! Face à nos habitudes européennes, si le train est en marche, nous sommes persuadés de l’avoir raté… Pourtant le guichetier veut tout de même nous vendre le ticket… Nous ne comprenons pas trop, mais décidons d’acheter les tickets ! « Il faut présenter les passeports »… Le train prend de la vitesse…

Lorsque les tickets sont imprimés, des boliviens nous font signe de courir vers le train qui ne décide pourtant pas de s’arrêter… Nous courons donc à côté du dernier wagon avec nos 3 gros sacs, le contrôleur nous aide à lancer les sacs dans le train avant qu’à notre tour, nous puissions prendre le train en marche.

Nous reprenons finalement nos esprits dans le wagon bagages, en voyant cette petite gare qui s’éloigne, nous réalisons qu’à 10 secondes près, nous serions toujours sur le quai.

 En traversant le lac Poopó, nous observons le magnifique coucher de soleil qui nous mène vers notre prochaine destination : le Salar d’Uyuni…


Jo et Max

 

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La première entreprise que nous avons rencontrée, cherchait à solutionner le problème de la gestion des déchets dans de grandes villes comme Buenos Aires. Recyclage, énergies renouvelables, d’autres initiatives qui seront mises en avant par Fair Street s’intéresseront à la problématique environnementale.

Parce que c’est l’un des défis majeurs qui attend la planète, le 5 juin sera la journée mondiale de l’environnement. Dans ce cadre, le célèbre photographe Yann Arthus-Bertrand a réalisé le film « HOME » et veut tous nous sensibiliser en montrant ce qu’il nous reste sur notre planète et pourquoi il faut donc la préserver.

Le film sortira le 5 juin et sera disponible gratuitement sur Internet. Regardez le trailer !

HOME

« En 200 000 ans d’existence, l’homme a rompu l’équilibre sur lequel la Terre vivait depuis 4 milliards d’années. Réchauffement climatique, épuisement des ressources, extinction des espèces : L’Homme a mis en péril sa propre demeure. Mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l’humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation… »

www.home-2009.com


HOME - A film by Yann Arthus Bertrand from CoolPlanet 2009 on Vimeo.

CO2 neutre

mai 1, 2009 | Comments Off | Carnets de voyage, FairExchange, Vidéos

Aujourd’hui, il est indispensable de tenir compte de l’impact de nos actions sur l’environnement, c’est pourquoi Fair Street est CO2 neutre pour toutes les émissions liées au transport ! Apprenez en plus sur le réchauffement climatique grâce à cette superbe vidéo réalisée par Angalio Production et CO2logic.

Climat Change from Angalio Productions on Vimeo.