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CRECER: Le reportage vidéo!

juillet 11, 2009 | Comments Off | Entreprises, Vidéos

CRECER (”Credito Con Educacion Rural”) est une institution de microfinance, basée à La Paz, qui se focalise principalement sur le développement des populations rurales de Bolivie. Fonctionnant selon le modèle de “Village Bank”, CRECER offre à la fois des services financiers et des programmes d’éducation aux femmes les plus pauvres de Bolivie. Touchant plus de 97.000 personnes, CRECER souhaite construire un réseau financier accessible aux groupes socialement et économiquement défavorisés.

Pour plus d’info, lisez le profil de CRECER

Fair Street - Crecer from Angalio Productions on Vimeo.

Notre sixième visite d’entreprise se déroule à la Paz, en Bolivie, où nous avons été incroyablement reçus par l’institution de microfinance CRECER. Après une interview passionnante avec la direction de CRECER, nous nous sommes rendus à « El Alto », partie la plus pauvre de La Paz, afin de rencontrer des microentrepreneurs et d’observer sur le terrain le travail et l’impact de l’institution qui les soutient.

Problématique et Contexte:

Au même titre que l’éducation ou l’accès aux soins de santé déjà évoqués précédemment dans le projet Fair Street, l’accès au capital est un élément fondamental permettant aux populations les plus marginalisées de sortir de la pauvreté. Alors qu’habituellement, la plupart des personnes « à la Base de la Pyramide » désirant entreprendre sont dépendantes d’usuriers imposant des taux d’intérêts avoisinant les 10% par mois, l’octroi de crédits à des taux d’intérêts décents leur permet d’imaginer un futur prospère et une croissance durable de leur activité.

Avant l’invention du microcrédit à la fin des années 1970, les populations les plus pauvres des pays en voie de développement ne pouvaient avoir accès au crédit traditionnel faute de pouvoir remplir les conditions exigées par les institutions financières (documents d’identification, garanties, dépôt minimum etc.). De plus, leurs besoins financiers étaient trop limités pour pouvoir couvrir les coûts d’une opération financière “classique”. En conséquence, ces personnes ne constituaient pas un marché suffisamment attractif. Pourtant, dans la plupart des cas, ces personnes possédaient une petite activité génératrice de revenus et se trouvaient dans l’impossibilité de la développer par simple manque de capital.

En Bolivie, où 60% de la population vit sous le seuil de pauvreté, cela signifie que plus de la moitié des habitants du pays ne pouvait espérer voir son activité économique s’agrandir, ce qui constituait un coût d’opportunité énorme pour le pays.

L’émergence du microcrédit a permis à ces familles pauvres d’avoir enfin accès à de petits crédits. Alors que les banques traditionnelles avaient toujours considéré les populations les plus pauvres comme étant insolvables, les taux de remboursement s’avérèrent en fait très élevés, avoisinant les 95%. En parvenant à générer un impact social positif tout en étant également rentable, ce secteur a connu une croissance fulgurante au cours des dernières décennies. La microfinance s’est en effet élargie pour proposer aujourd’hui une gamme de services financiers très diversifiés (crédit, épargne, assurance, transfert d’argent etc.) à tous ceux qui sont exclus du système financier classique.

La microfinance cible principalement les femmes, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il a été prouvé que l’impact sur l’ensemble de la famille est plus élevé lorsque le prêt est accordé à la femme. Ensuite, comme nous l’avons déjà mentionné lors du reportage sur Coronilla, la discrimination envers les femmes est un phénomène très présent en Bolivie. Alors que ce sont elles qui gèrent le ménage, elles sont encore l’objet de nombreuses violences domestiques et ne jouissent pas encore du même niveau de reconnaissance que les hommes. S’il est très encourageant de voir que cette situation a connu une amélioration significative durant ces dernières années, de nombreux progrès doivent encore être réalisés.

L’entreprise:

CRECER (”Credito Con Educación Rural”) est une institution de microfinance qui se focalise principalement sur le développement des populations rurales de Bolivie. A l’heure actuelle, l’entreprise compte plus de 90.000 clients dans les différents départements boliviens. Cette Institution de MicroFinance (IMF) fonctionne sur le modèle du “Village Banking”.

Concrètement, ce modèle implique que CRECER travaille avec des “bancos comunales” (banques de village) constituées de groupes comprenant 8 à 30 femmes. Les crédits que CRECER accorde à ces “bancos communales” peuvent s’élever jusqu’à 800$ mais tournent en général aux alentours de 300 à 400$. Les membres du groupe sont les propres gestionnaires du crédit qui leur est accordé ; elles se répartissent ces crédits suivant leurs besoins. Cependant, bien que les femmes se partagent le prêt entre elles, c’est tout le groupe qui en est responsable.

Parallèlement aux opérations bancaires, l’innovation qui fait la particularité de CRECER (même si ce n’est pas la seule IMF à fonctionner comme cela) est qu’ils associent à leurs services financiers, un programme d’éducation. Toutes les femmes à qui les crédits sont octroyés reçoivent non seulement une formation sur la gestion de leurs petites entreprises mais également sur d’autres aspects de la vie quotidienne tels que la santé, l’éducation des enfants, les droits de la femme,…

Cette combinaison de services financiers et d’éducation est au cœur du modèle de CRECER. Ils sont convaincus que l’association de ces 2 activités est le meilleur moyen pour atteindre un développement rural durable. De plus, par rapport à leur business model, ils sont convaincus que proposer un programme d’éducation leur permet d’obtenir de meilleurs taux de remboursement.

Au sein de ses services financiers, CRECER offre également des crédits individuels et des micro-assurances qui ont connu un franc succès dernièrement. CRECER accorde une grande importance aux services d’épargne ; les membres des « bancos communales » doivent en effet obligatoirement épargner une partie des revenus générés afin qu’à la fin du cycle du crédit elles aient mis entre 20 et 50% du montant total du crédit de côté. Cette obligation d’épargne répond à 2 objectifs: d’une part, cela constitue une forme d’assurance supplémentaire pour CRECER de se voir remboursé et, d’autre part, cela permet d’enseigner aux femmes à mieux gérer leur patrimoine.

Impact social:

CRECER, en fournissant du crédit à plus de 97.000 familles a eu différents impacts positifs.

Tout d’abord, en offrant des services de crédits mais également des services d’assurance santé et d’assurance vie, CRECER permet aux plus démunis d’être moins vulnérables aux chocs extérieurs. En effet, ces populations sont particulièrement sensibles à des évènements tels que la maladie de la personne qui fait vivre la famille, une catastrophe climatique, le vol,…ceux-ci ayant des conséquences immenses sur les familles étant donné leurs ressources financières limitées. Sans des services financiers efficaces, ces familles sont amenées à un niveau de pauvreté dont elles peuvent mettre des années à se remettre. Les services qu’offrent CRECER représentent donc souvent une “bouée de sauvetage” pour ces familles qui leur permet de faire face aux possibles coups durs de manière plus sereine.

Ensuite, en permettant à des milliers de femmes de devenir des agents économiques, CRECER leur permet de prendre confiance, de s’épanouir, de s’affirmer et d’augmenter leur influence au sein de la société.

En offrant du crédit, CRECER aide les plus pauvres à développer une entreprise et donc à augmenter les revenus qu’ils en tirent ce qui leur permet d’améliorer leurs conditions de vie. Les femmes possèdent donc une sécurité alimentaire accrue, peuvent offrir une meilleure éducation à leurs enfant et de manière générale ont de beaucoup plus grandes chances de sortir de la pauvreté.

En associant ses services financiers à des services d’éducation, CRECER augmente le savoir de nombreuses femmes en Bolivie ce qui a des conséquences positives sur la manière dont elles gèrent leur ménage et dont elles éduquent leurs enfants. Les formations sur l’épargne combinées à l’obligation d’épargner au moins 20% du montant du prêt sensibilisent les femmes à ce sujet et les forcent à gérer leur budget de manière prudente.

Enfin, au niveau macro-économique, les actions de CRECER stimulent également la création d’emploi et donc l’intégration de nouvelles personnes au sein du système économique.

Impact financier :

Comme la plupart des institutions de microfinance, CRECER bénéficie du soutien de plusieurs acteurs financiers. Généralement, ces institutions financières sont des acteurs du “nord” qui veulent financer des IMF’s du “sud”. Ce type d’investissement est en pleine croissance ; le taux de remboursement quasi parfait et la gestion professionnelle des IMF’s représentent des éléments attractifs pour les investisseurs. De plus, la faible quantité d’intermédiaires permet de générer un impact direct sur l’amélioration des conditions de vie des personnes à la Base de la Pyramide.

CRECER bénéficie du soutien de nombreux fonds d’investissement (Oikocredit, Incofin, Alterfin, Blue Orchard,…) mais Fair Street s’est focalisé sur le soutien financier qu’ils ont reçu d’Alterfin, une organisation belge, et de Blue Orchard, une organisation suisse. Alors que le marché à servir pour CRECER est immense et les besoins de développement des pauvres pressants, le soutien d’institutions telles qu’Alterfin et Blue Orchard permet à CRECER de croître très rapidement et de répondre à un plus grand nombre de clients sans mettre en péril sa solidité. Au sein de CRECER, l’impact des fonds est considérable ; on estime que chaque prêt de 500.000$ permet de toucher 1.200 familles supplémentaires.

Alterfin est un fonds d’investissement social belge qui investit majoritairement dans des IMF’s mais également dans des coopératives. Alterfin a accordé un premier crédit de 600.000$ et un deuxième de 700.000$ tous deux au taux libor + 3%. Alterfin fut une des premières institutions à soutenir CRECER.

Blue Orchard est la plus grande institution de financement des IMF’s au monde et est basée à Genève. Blue Orchard a investi récemment dans CRECER via un prêt d’environ 2.000.000$ qui est le plus gros prêt reçu par CRECER. Ce prêt a une maturité de 3 ans. Etant donné la taille de l’institution et l’importance de ses prêts, CRECER espère pouvoir continuer à développer sa collaboration avec Blue Orchard dans le futur.

Au fil des ans, CRECER est parvenu à se positionner comme une institution solide et professionnelle. Ayant reçu un rating A- tout en ayant un impact social considérable, elle représente une cible très attractive pour les fonds cités ci-dessus. CRECER offrira bientôt un service de cartes de crédit et sera entièrement habilitée à gérer et faire fructifier l’épargne de ses clients afin de construire un réseau financier accessible aux groupes socialement et économiquement défavorisés.

ETV: Le reportage vidéo!

mai 21, 2009 | Comments Off | Entreprises, Vidéos

ETV: L’eau à la source du changement social; la vidéo de notre deuxième reportage…

Fair Street - ETV from Angalio Productions on Vimeo.

Le deuxième reportage se déroule à Bariloche, dans le nord de la Patagonie. C’est suite à notre rencontre à Buenos Aires avec la responsable d’Ashoka (réseau soutenant les entrepreneurs sociaux) en Argentine  que nous décidons de modifier notre itinéraire et de faire le « petit » détour  de 2000 kilomètres qui nous mène à Bariloche.

Problématiques:

L’eau : au sein du défi environnemental auquel est confronté l’humanité, la crise de l’eau devient une considération centrale. Les diminutions des ressources, sa gestion et son approvisionnement sont des aspects sur lesquels de nombreux progrès doivent encore être effectués. La qualité de l’eau a une influence énorme sur les conditions de vie des populations pauvres. Une eau de meilleure qualité améliore l’alimentation et l’hygiène de vie des personnes « à la Base de la Pyramide ». Avec une meilleure hygiène de vie, ils peuvent affronter plus facilement les défis de leur vie quotidienne et leurs efforts se déplacent de la lutte pour leur subsistance à leur développement personnel.

L’éducation : les pays en développement comptent actuellement 75 millions d’enfants qui ne vont pas à l’école et 861 millions d’adultes analphabètes. L’accès à l’éducation est unanimement reconnu comme l’un des facteurs clés du développement économique et social. L’éducation développe la connaissance et permet la professionnalisation : par l’apprentissage de concepts et de techniques, les communautés les plus marginalisées peuvent bénéficier de la croissance et améliorer leur situation. Ils ont alors les moyens de s’assumer personnellement mais également de prendre en charge leurs familles. En développant le potentiel de chacun, l’éducation touche directement à la dignité de l’être humain. « Donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires» est l’un des objectifs du programme des Nations Unies visant à éliminer la pauvreté d’ici 2015.

Contexte

Malgré son statut de pays émergent, l’Argentine est un pays où la pauvreté est encore très présente, tant dans des grandes villes comme Buenos Aires que dans des régions éloignées comme celle de Bariloche. La crise du début des années 2000 a profondément dégradé la situation économique et sociale du pays (de 1998 à 2001, le PIB est passé de 300 à 220 milliards de pesos !) et ses conséquences s’en ressentent encore aujourd’hui. En Argentine, plus de 50% de la population vit sous le seuil de pauvreté et 20% est dans un état d’indigence complète (lorsque les revenus ne suffisent pas à assurer le minimum nécessaire au maintien de la capacité physique). Cette situation est notamment due à un taux de chômage important : dans la région de Bariloche, un quart de la population active n’a pas de travail et ce chiffre peut atteindre 75% dans les zones les plus reculées.

Les conséquences directes de cette pauvreté est l’exclusion sociale et la marginalisation d’une importante tranche de la population. Les gens connaissent des conditions de vie précaires dont il leur est souvent difficile de sortir.

L’entreprise :

ETV (« Emprendimientos de Tecnologias para la Vida ») a été fondée en 2006 et cherche à développer, fabriquer et diffuser des solutions technologiques améliorant les conditions de vie des personnes à « la Base de la Pyramide ». Actuellement, le principal produit développé par ETV est la « Bomba de Soga » qui pompe de l’eau potable. L’objectif d’ETV est multiple: premièrement, ils veulent utiliser le potentiel des innovations technologiques en les adressant aux communautés les plus pauvres ; ensuite, ETV fournit du travail à des jeunes de la Fondation Gente Nueva et enfin, les revenus générés par la vente de leurs produits doivent servir à partiellement financer la fondation. Cependant, à ce stade-ci, les revenus générés ne permettent pas encore d’atteindre significativement ce dernier objectif.

Créée il y a 25 ans, la Fondation Gente Nueva cherche à promouvoir l’éducation et la professionnalisation des personnes qui sont exclues du système éducatif traditionnel. À l’aide d’un réseau d’écoles primaires et secondaires mais également par le développement d’ateliers de travail et de programmes éducatifs régionaux, Gente Nueva veut donner à chaque individu  la chance d’exprimer son potentiel. Les écoles du réseau Gente Nueva sont gratuites et le salaire des professeurs, qui sont sélectionnés par les membres de la fondation, est payé par l’état.

La fabrication des produits d’ETV est réalisée dans les ateliers de travaux de Gente Nueva, ce qui offre du travail à toute une série de jeunes apprentis.

L’entrepreneur :

Gustavo Gennuso est originaire de Buenos Aires mais vit à Bariloche depuis trente ans. Il s’y est installé lorsqu’il est venu étudier l’énergie nucléaire à l’Institut Balseiro. Il a continué à travailler dans ce domaine jusqu’en 2000 mais a parallèlement développé ses innovations sociales. Après avoir créé la Fondation Gente Nueva, Gustavo veut maintenant prouver au travers d’ETV qu’il est possible d’avoir un impact social tout en étant rentable et durable. L’ambition de Gustavo Gennuso est d’accomplir un profond changement social. Il veut donner aux plus pauvres, toutes les opportunités possibles de se développer. En accomplissant le changement social, il ne veut pas seulement transformer la vie des plus pauvres mais la société dans son ensemble.

Impact social :

ETV cherche à considérablement améliorer les conditions de vie des personnes les plus pauvres. Le développement de technologies n’est que le moyen devant servir la fin. L’activité de l’entreprise a un triple impact social : premièrement, l’amélioration des conditions de vie de la « Base de la Pyramide », deuxièmement, la création d’opportunités de travail pour les gens « exclus », et troisièmement, le financement de Fondation Gente Nueva. En 3 années d’existence, ETV est déjà parvenu à toucher 300 familles. Leur objectif est à terme d’avoir un impact direct sur 150 000 personnes.

La Fondation Gente Nueva a, depuis sa création, accueilli plus de 5000 jeunes dans ses différentes classes. Elle a également formé 3000 jeunes additionnels via ses programmes éducatifs régionaux. Les initiatives de Gustavo Gennuso ont également eu une influence sur les décisions politiques relatives à l’éducation dans les régions où il est actif.

Impact financier :

L’impact financier se trouve ici davantage dans le rôle joué par la microfinance pour étendre l’impact social que dans le financement direct de l’entreprise.

Microfinance : Le micro-crédit est une innovation qui a permis à des millions de personnes de s’extraire de la pauvreté. Si l’accès au capital permet aux populations pauvres de démarrer une micro-entreprise, pourquoi ne leur permettrait-il pas également d’acquérir des  produits qui doivent influencer significativement leurs conditions de vie ? C’est la stratégie adoptée par ETV. En effet, la cible du social business de Gustavo, n’a le plus souvent pas les moyens d’acheter leurs produits. La « Bomba de Soga » coûte 700 pesos (+/- 140 euros). Un montant que des gens qui gagnent en moyenne 2 euros par jour, peuvent difficilement payer. Afin d’étendre son impact social, ETV utilise donc la recette du micro-crédit et rend ses produits plus accessibles. Les clients d’ETV financent donc l’achat de la pompe à eau à l’aide d’un micro-crédit qui leur a été octroyé.  L’impact du soutien de la microfinance est double : il permet d’abord d’étendre l’impact social d’ETV ; ensuite il doit augmenter les revenus de l’entreprise et donc les ressources financières disponibles pour Gente Nueva qui à son tour peut accélérer le changement social via l’accès à l’éducation. Le micro-crédit n’étant pas une activité d’ETV, ils collaborent avec différentes IMF’s (institutions de microfinance) mais également avec des ONG’s des régions où ils sont actifs (principalement le nord de la Patagonie et la province de Jujuy). Cette collaboration avec la microfinance est le seul moyen d’atteindre les 150 000 personnes qu’ils visent.

Financement: parallèlement à sa vocation sociale, l’objectif d’ETV est donc d’apporter des ressources financières à la fondation Gente Nueva. Ce type de modèle est assez courant dans les initiatives des entrepreneurs sociaux : afin de ne pas être dépendant des donations, ils  optent pour la solution « du marché » en créant des « social business » dont le but est de financer l’activité qui ne génère pas de profit. L’autre partie des profits est réinvestie dans l’entreprise afin de financer la recherche d’autres technologies.

ETV (et Gente Nueva) a reçu une contribution financière de l’organisation Ashoka (que nous présenterons ultérieurement) dont Gustavo est membre. L’entreprise a  également bénéficié de différents fonds provenant essentiellement d’investisseurs philanthropes, notamment un business angel suisse, qui leur a fait un crédit à des conditions très favorables (mais sur lesquelles nous n’avons pas obtenu plus de détails…). Aujourd’hui, ETV cherche des ressources financières d’un montant équivalent à 74 000$ (54 833€) qui leur permettrait de financer les investissements nécessaires à la réalisation des objectifs de leur business plan, plus particulièrement l’introduction de nouvelles technologies.

La force du modèle de Gustavo réside dans sa capacité à traiter différentes problématiques. Nous sommes en effet frappés par le caractère complet de son organisation. Trois facteurs essentiels de la lutte contre la pauvreté sont présents dans son modèle à savoir: l’éducation, l’accès au capital et la santé. En créant des synergies entre différentes organisations, il permet d’étendre considérablement l’impact social et de construire le changement de manière durable. 

 

Sources :

Entretien réalisé avec Gustavo Gennuso, fondateur d’ETV et de Fondation Gente Nueva

www.unesco.org

www.oms.org

www.schwabfound.org

www.changemakers.net