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Blue Orchard est le principal acteur mondial en matière d’investissements commerciaux dans le secteur de la microfinance. Créé en 2001 et basé en Suisse à Genève, Blue Orchard soutenait fin 2008 près de 140 institutions dans plus de 40 pays.

La mission de BlueOrchard est de « contribuer à l’autonomie des personnes défavorisées dans le monde entier, par le biais d’investissements commerciaux dans la microfinance, et d’améliorer la qualité de vie des plus pauvres en soutenant leur esprit d’entreprise».

Pratiquement, Blue Orchard crée un pont entre les marchés financiers internationaux et les institutions de microfinance (IMF) en investissant dans celles-ci sous forme de dette ou de capital.

En utilisant des solutions de placement et des instruments financiers innovateurs, Blue Orchard favorise le flux entre le marché des capitaux privés et les institutions de microfinance. C’est de cette manière que Blue Orchard parvient à générer un retour sur investissement attractif tout en soutenant la croissance de millions de petites entreprises prometteuses.

Blue Orchard considère ses investissements dans les IMFs comme des partenariats durables et veut être présent à chaque étape de leur développement. Comme nous avons pu l’observer lors de notre visite dans l’entreprise CRECER, ce type d’approche est très apprécié au sein des institutions de microfinance dont les besoins de capitaux varient au fil de leur évolution.

Les investissements de Blue Orchard se concentrent sur les IMFs car il a été prouvé que c’est un mécanisme efficace permettant le développement de l’entrepreneuriat et créant de la valeur pour les personnes « à la Base de la Pyramide ». 53% des clients d’IMFs soutenues par Blue Orchard sont des femmes et reçoivent des micro-prêts variant entre 50 et 8000 dollars.

Afin de pouvoir injecter plus de capital au sein du secteur de la microfinance, Blue Orchard a lancé en 2007 son propre fonds de private equity. Au 31 décembre 2008, ce fond gérait 130 millions de dollars provenant à 80 % d’investisseurs institutionnels et à 20% d’investisseurs individuels. Les résultats du fonds ont été excellents jusqu’à présent. Cette tendance devrait se maintenir et permettre ainsi à Blue Orchard de renforcer son statut d’institution de référence en matière de soutien financier aux IMFs.

Pour plus d’info, visitez www.blueorchard.com

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L’un des principaux défis de l’institution de microfinance CRECER est d’avoir à disposition suffisamment de capitaux afin de répondre à la demande croissante de micro-prêts. Bien qu’étant une institution rentable, CRECER nécessite donc des financements externes, tels que ceux d’Alterfin, afin d’assurer sa croissance et augmenter son nombre de clients ; en effet chaque apport de 500.000 dollars lui permet de toucher 1200 personnes en plus.

Alterfin est une institution financière belge, basée à Bruxelles, qui a pour objectif de renforcer la coopération Nord-Sud en investissant dans des institutions de micro-crédit et des associations de petits producteurs liées au commerce équitable. Au travers de leurs investissements, ils veulent contribuer à la construction d’un réseau financier accessible aux groupes socialement et économiquement défavorisés, qui n’ont que rarement accès aux institutions traditionnelles de crédit.

Alterfin ne fait pas de dons mais investit. En choisissant une stratégie de financement conforme au marché, Alterfin est en mesure de mobiliser davantage de moyens financiers tout en réduisant la relation de dépendance qu’impliquent les initiatives de charité.

Alterfin mobilise donc du capital dans les pays du Nord grâce à l’émission d’action auprès d’investisseurs privés. Le capital d’actions constitue la base financière à partir de laquelle Alterfin réalise ses investissements. Fin 2008, le capital social d’Alterfin s’élevait à 8,8 millions d’euro apportés par plus de 1200 actionnaires.

En plus de son capital propre, Alterfin gère un portefeuille d’environ 18 millions, ceci a été rendu possible grâce à un accord passé avec le fond d’investissement suisse responsAbility. Alterfin collabore également avec la banque durable Triodos. Membre fondateur d’Alterfin, la banque Triodos met une ligne de crédit à disposition d’Alterfin grâce à l’épargne générée par leurs comptes Nord-Sud.

Les investissements d’Alterfin se font principalement via l’octroi de crédit (94%), le reste du capital est investi sous forme de participations ou de garanties. Les montants de crédits octroyés varient entre 30.000 et 600.000 dollars pour une durée de maximum 5 ans et à un taux d’intérêt annuel variant entre 6 et 10%. Les projets qu’Alterfin supporte doivent d’une part avoir un impact social et économique significatifs sur les populations les plus marginalisées tout en présentant d’autre part une viabilité financière réelle.

Après plus de 15 ans d’expérience, la coopérative Alterfin gère un portefeuille total de plus de 25 millions d’euro supportant plus de 60 initiatives dans le Sud. Les investissements gérés par Alterfin ont un impact sur au moins 50.000 personnes et leurs familles. En 2008, Alterfin a connu une croissance de 17% en termes de capital.

Pour plus d’info, visitez : www.alterfin.be

CRECER: Le reportage vidéo!

juillet 11, 2009 | Comments Off | Entreprises, Vidéos

CRECER (”Credito Con Educacion Rural”) est une institution de microfinance, basée à La Paz, qui se focalise principalement sur le développement des populations rurales de Bolivie. Fonctionnant selon le modèle de “Village Bank”, CRECER offre à la fois des services financiers et des programmes d’éducation aux femmes les plus pauvres de Bolivie. Touchant plus de 97.000 personnes, CRECER souhaite construire un réseau financier accessible aux groupes socialement et économiquement défavorisés.

Pour plus d’info, lisez le profil de CRECER

Fair Street - Crecer from Angalio Productions on Vimeo.

Notre sixième visite d’entreprise se déroule à la Paz, en Bolivie, où nous avons été incroyablement reçus par l’institution de microfinance CRECER. Après une interview passionnante avec la direction de CRECER, nous nous sommes rendus à « El Alto », partie la plus pauvre de La Paz, afin de rencontrer des microentrepreneurs et d’observer sur le terrain le travail et l’impact de l’institution qui les soutient.

Problématique et Contexte:

Au même titre que l’éducation ou l’accès aux soins de santé déjà évoqués précédemment dans le projet Fair Street, l’accès au capital est un élément fondamental permettant aux populations les plus marginalisées de sortir de la pauvreté. Alors qu’habituellement, la plupart des personnes « à la Base de la Pyramide » désirant entreprendre sont dépendantes d’usuriers imposant des taux d’intérêts avoisinant les 10% par mois, l’octroi de crédits à des taux d’intérêts décents leur permet d’imaginer un futur prospère et une croissance durable de leur activité.

Avant l’invention du microcrédit à la fin des années 1970, les populations les plus pauvres des pays en voie de développement ne pouvaient avoir accès au crédit traditionnel faute de pouvoir remplir les conditions exigées par les institutions financières (documents d’identification, garanties, dépôt minimum etc.). De plus, leurs besoins financiers étaient trop limités pour pouvoir couvrir les coûts d’une opération financière “classique”. En conséquence, ces personnes ne constituaient pas un marché suffisamment attractif. Pourtant, dans la plupart des cas, ces personnes possédaient une petite activité génératrice de revenus et se trouvaient dans l’impossibilité de la développer par simple manque de capital.

En Bolivie, où 60% de la population vit sous le seuil de pauvreté, cela signifie que plus de la moitié des habitants du pays ne pouvait espérer voir son activité économique s’agrandir, ce qui constituait un coût d’opportunité énorme pour le pays.

L’émergence du microcrédit a permis à ces familles pauvres d’avoir enfin accès à de petits crédits. Alors que les banques traditionnelles avaient toujours considéré les populations les plus pauvres comme étant insolvables, les taux de remboursement s’avérèrent en fait très élevés, avoisinant les 95%. En parvenant à générer un impact social positif tout en étant également rentable, ce secteur a connu une croissance fulgurante au cours des dernières décennies. La microfinance s’est en effet élargie pour proposer aujourd’hui une gamme de services financiers très diversifiés (crédit, épargne, assurance, transfert d’argent etc.) à tous ceux qui sont exclus du système financier classique.

La microfinance cible principalement les femmes, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il a été prouvé que l’impact sur l’ensemble de la famille est plus élevé lorsque le prêt est accordé à la femme. Ensuite, comme nous l’avons déjà mentionné lors du reportage sur Coronilla, la discrimination envers les femmes est un phénomène très présent en Bolivie. Alors que ce sont elles qui gèrent le ménage, elles sont encore l’objet de nombreuses violences domestiques et ne jouissent pas encore du même niveau de reconnaissance que les hommes. S’il est très encourageant de voir que cette situation a connu une amélioration significative durant ces dernières années, de nombreux progrès doivent encore être réalisés.

L’entreprise:

CRECER (”Credito Con Educación Rural”) est une institution de microfinance qui se focalise principalement sur le développement des populations rurales de Bolivie. A l’heure actuelle, l’entreprise compte plus de 90.000 clients dans les différents départements boliviens. Cette Institution de MicroFinance (IMF) fonctionne sur le modèle du “Village Banking”.

Concrètement, ce modèle implique que CRECER travaille avec des “bancos comunales” (banques de village) constituées de groupes comprenant 8 à 30 femmes. Les crédits que CRECER accorde à ces “bancos communales” peuvent s’élever jusqu’à 800$ mais tournent en général aux alentours de 300 à 400$. Les membres du groupe sont les propres gestionnaires du crédit qui leur est accordé ; elles se répartissent ces crédits suivant leurs besoins. Cependant, bien que les femmes se partagent le prêt entre elles, c’est tout le groupe qui en est responsable.

Parallèlement aux opérations bancaires, l’innovation qui fait la particularité de CRECER (même si ce n’est pas la seule IMF à fonctionner comme cela) est qu’ils associent à leurs services financiers, un programme d’éducation. Toutes les femmes à qui les crédits sont octroyés reçoivent non seulement une formation sur la gestion de leurs petites entreprises mais également sur d’autres aspects de la vie quotidienne tels que la santé, l’éducation des enfants, les droits de la femme,…

Cette combinaison de services financiers et d’éducation est au cœur du modèle de CRECER. Ils sont convaincus que l’association de ces 2 activités est le meilleur moyen pour atteindre un développement rural durable. De plus, par rapport à leur business model, ils sont convaincus que proposer un programme d’éducation leur permet d’obtenir de meilleurs taux de remboursement.

Au sein de ses services financiers, CRECER offre également des crédits individuels et des micro-assurances qui ont connu un franc succès dernièrement. CRECER accorde une grande importance aux services d’épargne ; les membres des « bancos communales » doivent en effet obligatoirement épargner une partie des revenus générés afin qu’à la fin du cycle du crédit elles aient mis entre 20 et 50% du montant total du crédit de côté. Cette obligation d’épargne répond à 2 objectifs: d’une part, cela constitue une forme d’assurance supplémentaire pour CRECER de se voir remboursé et, d’autre part, cela permet d’enseigner aux femmes à mieux gérer leur patrimoine.

Impact social:

CRECER, en fournissant du crédit à plus de 97.000 familles a eu différents impacts positifs.

Tout d’abord, en offrant des services de crédits mais également des services d’assurance santé et d’assurance vie, CRECER permet aux plus démunis d’être moins vulnérables aux chocs extérieurs. En effet, ces populations sont particulièrement sensibles à des évènements tels que la maladie de la personne qui fait vivre la famille, une catastrophe climatique, le vol,…ceux-ci ayant des conséquences immenses sur les familles étant donné leurs ressources financières limitées. Sans des services financiers efficaces, ces familles sont amenées à un niveau de pauvreté dont elles peuvent mettre des années à se remettre. Les services qu’offrent CRECER représentent donc souvent une “bouée de sauvetage” pour ces familles qui leur permet de faire face aux possibles coups durs de manière plus sereine.

Ensuite, en permettant à des milliers de femmes de devenir des agents économiques, CRECER leur permet de prendre confiance, de s’épanouir, de s’affirmer et d’augmenter leur influence au sein de la société.

En offrant du crédit, CRECER aide les plus pauvres à développer une entreprise et donc à augmenter les revenus qu’ils en tirent ce qui leur permet d’améliorer leurs conditions de vie. Les femmes possèdent donc une sécurité alimentaire accrue, peuvent offrir une meilleure éducation à leurs enfant et de manière générale ont de beaucoup plus grandes chances de sortir de la pauvreté.

En associant ses services financiers à des services d’éducation, CRECER augmente le savoir de nombreuses femmes en Bolivie ce qui a des conséquences positives sur la manière dont elles gèrent leur ménage et dont elles éduquent leurs enfants. Les formations sur l’épargne combinées à l’obligation d’épargner au moins 20% du montant du prêt sensibilisent les femmes à ce sujet et les forcent à gérer leur budget de manière prudente.

Enfin, au niveau macro-économique, les actions de CRECER stimulent également la création d’emploi et donc l’intégration de nouvelles personnes au sein du système économique.

Impact financier :

Comme la plupart des institutions de microfinance, CRECER bénéficie du soutien de plusieurs acteurs financiers. Généralement, ces institutions financières sont des acteurs du “nord” qui veulent financer des IMF’s du “sud”. Ce type d’investissement est en pleine croissance ; le taux de remboursement quasi parfait et la gestion professionnelle des IMF’s représentent des éléments attractifs pour les investisseurs. De plus, la faible quantité d’intermédiaires permet de générer un impact direct sur l’amélioration des conditions de vie des personnes à la Base de la Pyramide.

CRECER bénéficie du soutien de nombreux fonds d’investissement (Oikocredit, Incofin, Alterfin, Blue Orchard,…) mais Fair Street s’est focalisé sur le soutien financier qu’ils ont reçu d’Alterfin, une organisation belge, et de Blue Orchard, une organisation suisse. Alors que le marché à servir pour CRECER est immense et les besoins de développement des pauvres pressants, le soutien d’institutions telles qu’Alterfin et Blue Orchard permet à CRECER de croître très rapidement et de répondre à un plus grand nombre de clients sans mettre en péril sa solidité. Au sein de CRECER, l’impact des fonds est considérable ; on estime que chaque prêt de 500.000$ permet de toucher 1.200 familles supplémentaires.

Alterfin est un fonds d’investissement social belge qui investit majoritairement dans des IMF’s mais également dans des coopératives. Alterfin a accordé un premier crédit de 600.000$ et un deuxième de 700.000$ tous deux au taux libor + 3%. Alterfin fut une des premières institutions à soutenir CRECER.

Blue Orchard est la plus grande institution de financement des IMF’s au monde et est basée à Genève. Blue Orchard a investi récemment dans CRECER via un prêt d’environ 2.000.000$ qui est le plus gros prêt reçu par CRECER. Ce prêt a une maturité de 3 ans. Etant donné la taille de l’institution et l’importance de ses prêts, CRECER espère pouvoir continuer à développer sa collaboration avec Blue Orchard dans le futur.

Au fil des ans, CRECER est parvenu à se positionner comme une institution solide et professionnelle. Ayant reçu un rating A- tout en ayant un impact social considérable, elle représente une cible très attractive pour les fonds cités ci-dessus. CRECER offrira bientôt un service de cartes de crédit et sera entièrement habilitée à gérer et faire fructifier l’épargne de ses clients afin de construire un réseau financier accessible aux groupes socialement et économiquement défavorisés.