Fairstreet

Social entrepreneurship & finance

Archive for the ‘ FairExchange ’ Category

L’objectif principal de Fair Street est de montrer comment la finance contribue au développement des entreprises sociales. Dans nos différents reportages, nous avons insisté sur le rôle crucial que joue la finance dans la concrétisation des idées innovantes des entrepreneurs.

Ces dernières années, différentes conférences ont été crées afin de permettre aux acteurs de l’investissement responsable de se rencontrer, d’échanger des idées et d’ainsi étendre leur impact.

La prochaine conférence, qui aura lieu en Mars 2010, sera consacrée au Social Venture Capital ainsi qu’aux entreprises sociales en Amérique Latine, dans les Caraïbes et dans l’état de Floride. Fair Street y assistera et nous encourageons sincèrement les personnes ayant un intérêt sur le sujet et voulant en savoir plus sur les changements en place dans cette partie du monde à y participer également.

John Rosser, l’organisateur de la conférence nous dit « SVC/SE Miami 2010 sera un rassemblement régional majeur pour le Social Venture Capital et les entreprises sociales connectant de fait le capital aux personnes, et des idées à leur financement. Miami est en train de devenir le hub en ce qui concerne le Social Venture Capital et les Entreprises sociales en Amérique Latine, Les Caraïbes et l’Etat de Floride. Au travers des entrepreneurs sociaux, ceci se transforme directement en un développement économique et social durable pour la région. »

Passez le mot et visitez le site : www.connectionmiami.com

L’objectif de Fair Street étant de mettre en avant une finance éthique et responsable, il était évident de s’intéresser au cas de la microfinance qui est l’une des activités financières qui a le mieux contribué à la réduction de la pauvreté lors des trois dernières décennies. Réduite à son expression la plus simple, la microfinance est « l’accès au capital des communautés les plus vulnérables ». A l’heure actuelle, près de 10 000 institutions de microcrédit servent 130 millions de personnes pour un encours total de 30 milliards d’euros. Avec un marché potentiel constitué par les 4 milliards d’individus qui vivent avec moins de 3 euros par jour, les possibilités de croissance sont encore très importantes.

En attribuant des prêts de faible montant à des entrepreneurs ou des artisans qui ne peuvent accéder aux prêts bancaires classiques, la microfinance permet de concrétiser des microprojets favorisant ainsi l’activité et la création de richesse dans les pays en voie de développement. Fondée sur des principes simples mais efficaces et responsables, l’activité de microcrédit est considérée comme l’un des moteurs majeurs de l’économie de ces pays.

Suivant le mode de fonctionnement des institutions ainsi que les régions et zones dans lesquelles elles sont actives, le montant des micro-crédits peut varier d’environ 100 à 2000 euros. Aujourd’hui l’activité des IMF’s ne se limite plus au crédit, mais comprend différents services financiers allant de l’épargne à la micro-assurance et même aux cartes de crédit ; d’où l’évolution du terme microcrédit à microfinance.

En participant directement au développement économique et social de populations défavorisées, la microfinance est un très bon exemple du message que veut véhiculer Fair Street. Dans le cadre de Fair Street, le cas de la microfinance est étudié sous 2 points de vue différents:

- Premièrement comme un domaine de l’entrepreneuriat social. L’entrepreneur social le plus illustre est sans nul doute le prix Nobel de la Paix, Muhammad Yunus fondateur de la Grameen bank qui, en créant la première institution de microcrédit, est parvenu à concilier intérêts économiques et sociaux. Le succès de son modèle a incité d’autres personnes à le répliquer aux quatre coins du globe. Fair Street a visité une institution de microfinance active en Bolivie qui sera l’objet du prochain reportage.

- Deuxièmement, la microfinance et l’entrepreneuriat social sont 2 activités qui aujourd’hui sont en train de converger. Plusieurs entrepreneurs sociaux collaborent avec des institutions de microfinance afin d’étendre l’impact social de leurs innovations. Cette collaboration peut prendre plusieurs formes. Tout d’abord, certains entrepreneurs sociaux collaborent avec des institutions de microfinance afin de profiter de leurs réseaux de distribution. C’est par exemple le cas de Sobre la Roca, qui vend une partie de ses fours solaires via une institution de microfinance. Cette institution accorde des crédits aux populations rurales de Bolivie afin de les aider à financer l’achat du four solaire. La microfinance peut également être à l’origine d’un système de micro-franchise en finançant plusieurs petites entreprises (les franchisées) dont les activitées sont centralisées par une organisation « mère ». D’autres formes de collaborations existent et c’est pourquoi de nombreux acteurs voient un potentiel énorme dans cette association.

Avec l’apparition de nouvelles approches et la diversification des activités, la microfinance, comme toute activité en pleine croissance fait face à différents défis. Le plus important d’entre eux étant d’éviter le surendettement des populations à qui elle s’adresse. En effet, si comme dans le cas de Sobre la Roca, l’octroi de crédit à la consommation peut avoir un effet positif sur la qualité de vie des gens à la base de la pyramide, le surendettement de ces personnes peut faire disparaître les nombreux progrès économiques et sociaux initiés par la microfinance. Il est donc essentiel que l’accent continue à être mis sur des prêts destinés à financer des activités génératrices de revenu.

Dans cette optique, les IMF’s en collaboration avec les gouvernements et les organes de régulation travaillent à l’établissement de pratiques de bonne et mauvaise gouvernance. Plusieurs pays ont par exemple mis en place des bureaux de crédits nationaux destinés à surveiller le niveau d’endettement de la clientèle des institutions de microfinance.

Ces différentes questions et les initiatives qu’elles suscitent sont indissociables de l’évolution de la microfinance et elles font partie d’un sain processus de maturation. La microfinance est un outil financier extraordinaire au service du développement économique de populations en voie de développement. En offrant à des millions de microentrepreneurs l’occasion de développer une activité professionnelle, elle constitue un levier puissant pour leur épanouissement et leur intégration dans la vie économique. Les réflexions visant à déterminer les meilleures pratiques sont donc indispensables.

Sources :

www.lamicrofinance.org

www.blueorchard.com

Ce dimanche 5 juillet Fair Street a participé à l’émission “Les Belges du Bout du Monde” présentée par Adrien Joveneau et diffusée sur La Première. Cette émission qui vise à partager les expériences de belges vivant aux quatre coins du globe a consacré son programme de ce dimanche à Fair Street et à l’entrepreneuriat social.

Nous avons enregistré l’émission depuis Cusco au Pérou en compagnie du professeur Jacques Defourny, directeur du centre d’Economie Sociale de la HEC Management School de Liège et spécialiste de l’entrepreneuriat social, qui a apporté son éclairage théorique sur les différents sujets que nous abordons dans Fair Street.

Nous en profitons pour remercier Guy Vanackeren qui a mis les locaux de son agence de voyage “Aventura Latina Americana” à notre disposition afin que nous puissions participer à l’émission dans les meilleures conditions.

Pour écouter le podcast de l’émission, cliquez ici

Parce que les voyages peuvent aussi être une source d’inspiration extraordinaire, Fair Street tenait à présenter l’initiative TOMS Shoes. Bien que, étant une entreprise américaine, nous n’ayons pas eu l’occasion de les rencontrer, nous trouvons son modèle fantastique.

En 2006, lors d’un voyage en Argentine, Blake Mycoskie, 32 ans, est frappé qu’un grand nombre d’enfants jouent, courent,… sans rien avoir à leurs pieds. Alors que la marche est le principal moyen de déplacement dans les milieux ruraux, ne rien porter aux pieds provoque de nombreuses blessures, infections et maladies.

Afin de lutter contre cette problématique et en s’inspirant  des Alpagartas, les populaires espadrilles argentines que les ouvriers argentins portent depuis plus de cent ans, Blake Mycoskie crée l’entreprise TOMS Shoes (« Shoes for Tomorrow ») qui fabrique des espadrilles se voulant confortables et à la mode. La réelle innovation de TOMS Shoes est le modèle « one for one » sur lequel l’entreprise fonctionne: pour chaque client qui achète une paire, ils offrent une paire à un enfant défavorisé dans le monde.

L’entreprise connaît un énorme succès ; après 3 années d’existence, TOMS Shoes a déjà donné plus de 140 000 paires de chaussure à des familles, principalement des enfants, en Amérique du Sud et en Afrique. D’ici la fin de l’année, ils ambitionnent d’atteindre le chiffre total de 300 000 paires offertes.

Actuellement, les TOMS Shoes sont disponibles aux USA, au Canada, au Royaume-Uni et en Suède.

Avant qu’elles n’arrivent en Belgique, découvrez la présentation vidéo ci-dessous :

 

TOMS Shoe Drop in Argentina from SJ Yeom on Vimeo.

 

 

 

Découvrez notre post spécialement consacré à l’entrepreneuriat social sur: http://blogs.lecho.be/fairstreet

La première entreprise que nous avons rencontrée, cherchait à solutionner le problème de la gestion des déchets dans de grandes villes comme Buenos Aires. Recyclage, énergies renouvelables, d’autres initiatives qui seront mises en avant par Fair Street s’intéresseront à la problématique environnementale.

Parce que c’est l’un des défis majeurs qui attend la planète, le 5 juin sera la journée mondiale de l’environnement. Dans ce cadre, le célèbre photographe Yann Arthus-Bertrand a réalisé le film « HOME » et veut tous nous sensibiliser en montrant ce qu’il nous reste sur notre planète et pourquoi il faut donc la préserver.

Le film sortira le 5 juin et sera disponible gratuitement sur Internet. Regardez le trailer !

HOME

« En 200 000 ans d’existence, l’homme a rompu l’équilibre sur lequel la Terre vivait depuis 4 milliards d’années. Réchauffement climatique, épuisement des ressources, extinction des espèces : L’Homme a mis en péril sa propre demeure. Mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l’humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation… »

www.home-2009.com


HOME - A film by Yann Arthus Bertrand from CoolPlanet 2009 on Vimeo.

 

Découvrez notre premier post sur le blog de L’Echo: http://blogs.lecho.be/fairstreet

FairExchange

mai 1, 2009 | FairExchange

En présentant les principes d’un système financier plus responsable et les fondamentaux d’une économie plus durable, Fair Street veut créer le débat! Partagez vos réflexions, articles,…qui abordent de manière optimiste et originale les différentes thématiques du projet, en les envoyant à l’adresse suivante :  fairstreetproject@gmail.com.

Dans la mesure du possible, nous les publierons ici.

Aujourd’hui, il est indispensable de tenir compte de l’impact de nos actions sur l’environnement, c’est pourquoi Fair Street est CO2 neutre pour toutes les émissions liées au transport ! Apprenez en plus sur le réchauffement climatique grâce à cette superbe vidéo réalisée par Angalio Production et CO2logic.

Climat Change from Angalio Productions on Vimeo.